Jean-François Kahn, journaliste (directeur de publication de l’hebdomadaire Marianne) et homme politique français, a donné une conférence à Bruxelles sur le thème de l’avenir de la presse et du journalisme.
En voici, un compte-rendu.
On ne peut pas dire que la presse écrite est morte. Quand le cinéma est apparu, on a pensé que le théâtre allait disparaitre mais il existe toujours, ce fut la même chose quand la télévision a été créée.
Au fil des évolutions technologiques, la presse est toujours présente mais elle est devant l’obligation de se remettre en cause et de se recomposer. La presse payante est aujourd’hui confrontée à la gratuité de certains journeaux et d’internet. Jean-François Kahn a d’ailleurs refusé de mettre le contenu du journal “Marianne”, en ligne.
Il faut imaginer autre chose.
La presse doit renouer avec la volonté de porter un message. Par exemple, “La Republica”, journal italien, est contre le Berlusconisme et critique à la fois la gauche et la droite.
Le rôle d’un journal quotidien doit être repensé. Les moins de 35 ans ne comprennent pas la majorité du contenu car beaucoup de quotidiens emploient un vocabulaire compliqué. Il faut que la structure des quotidiens soit plus souple.
A l’époque, il y avait un pluralisme de journeaux donc les lecteurs pouvaient facilement s’identifier à celui qui leur convenait le mieux mais aujourd’hui, seul trois journeaux en France font l’opinion. Elle est reprise en radio et en télé. Ces journeaux ont donc un pouvoir énorme.
Le journaliste est-il une caste ?
De nos jours, les journalistes ont un minimum de culture. Ils ne peuvent plus occulter certains faits (ex. nombre de victimes) ou se laisser dicter le déroulement d’un évènement. Il y a eu une évolution considérable. Le problème est qu’en toute liberté et en toute indépendance, les journalistes tendent à penser la même chose. Cette unicité de la pensée fait envisager que le journaliste est une caste.
Jean-François Kahn relève le fait que ce n’est pas normal que la presse soit unanime à 90% sur la guerre au Kosovo. 60% des informations sur les horreurs serbes étaient fausses. Les journeaux anglo-saxons l’ont reconnu mais pas les journeaux français.
Le défi pour la nouvelle génération est d’inventer une nouvelle presse. C’est ça qui pourrait sauver la presse écrite.
Aujourd’hui, la publicité couvre 80% des recettes. Les journeaux ne dépendent plus des lecteurs, “Il faut faire comme ceci parce que ça plait à nos lecteurs”. De plus, il y a une tendance à créer des cahiers sur diverses thématiques (ex. supplément culture). Cela est du à l’influence de la pub maisle cahier culture ne représente que 5% des lecteurs.
Jean-François Kahn donne quelques idées pour qu’un journal continue à fonctionner. Il faut, tout d’abord, améliorer le système de distribution des journeaux. La concurrence dans les imprimeries doit être rétablie. Les abonnements bidons doivent disparaitre. Par là, on entend,les journeaux qui offrent un cadeau avec leur publication. Tout doit rapporter. Les tarifs de distribution doivent, quant à eux, diminuer.
Selon moi, la presse a encore un avenir aujourd’hui sinon elle aurait disparu il y a déjà un moment.
Comme tout secteur, celui de la presse écrite doit s’adapter aux évolutions technologiques qui pointent le bout de leur nez, chaque année. On dit souvent que l’avenir c’est les jeunes, la presse écrite doit donc s’adapter à ce public. Il faut susciter ou resusciter leur intérêt pour la lecture. Cela constitue évidemment un défi.
Que faire également des jeunes étudiants diplomés qui arrivent sur le marché de l’emploi tous les ans ? Selon Jean-François Kahn, aujourd’hui pour devenir journaliste, il faut passer par une formation en journalisme ou en communication ainsi qu’une spécialisation dans un domaine spécifique (ex. l’économie). A nous de prendre notre avenir en main et d’apporter nos idées pour contribuer au renouveau de la presse.
Chad Hurley, un des fondateurs et l’actuel CEO du site de partage de vidéos Youtube, a déclaré qu’il aimerait que dans un futur proche, les internautes passent jusqu’à 5 heures par jour sur le site, comme si il étaient devant leur poste de télévision.
Aujoud’hui, les téléphones portables, les ordinateurs et la télévision sont tous connectés ensemble. Ce réseau grandit de plus en plus et le fossé entre la télévision et Youtube se rétrécit.
Selon Mr Hurley, il n’y a pas de différence entre notre télévision et Youtube.
Si on connecte notre télévision à un réseau wi-fi, c’est comme si nous surfions sur le site de partage de vidéos. D’après lui, il n’y a donc qu’un monde, celui de la vidéo.
Selon Salar Kamangar, vice-président chargé des applications web de google, le marché serait très rentable dans le futur, si les créateurs trouvent de nouveaux moyens pour développer leurs contenus.
Même si Youtube est le site de partage de vidéos le plus consulté, avec 10 à 15 min/jour en moyenne par personne, le résultat reste inférieur à la popularité de la télévision (5 heures/jour).
L’équilibre du financement des pensions est aujourd’hui mis à mal.
Il y a de moins en moins d’actifs pour financer les pensions car les pensionnés sont de plus en plus nombreux. De plus, les Belges vivent de plus en plus longtemps. Le départ des travailleurs, en retraite anticipée, contribue aussi au problème.
Le fait est qu’à l’heure actuelle, beaucoup de pensionnés ne disposent pas d’une pension assez suffisante. Après avoir payé l’électricité, l’eau et autres charges, il ne leur reste souvent que peu d’argent pour terminer le mois.
L’avenir des pensions était au programme de Controverse, sur RTL TVI, dimanche 28 mars. Certains politiques s’accordent sur le fait qu’il faut augmenter les pensions. Sabine Laruelle (Mr) pense que c’est possible et Georges Gilkinet (Ecolo) précise qu’il faut augmenter les pensions les plus basses.
Mais comment faire ? sachant que le déficit de la sécurité sociale se chiffre à 5 milliards.
Sabine Laruelle a rappelé que depuis 3 ans, un bonus pension a été mis en place. Pour toute année prestée après 62 ans, le travailleur reçoit 50 euros/an.
Augmenter les pensions les plus basses, est-ce l’unique solution ?
Sabine Laruelle met en avant l’idée d’un coaching dans le cadre des plans d’entreprises. Il faut donner la possibilité, pour ceux qui en ont encore envie, de continuer à travailler. Il s’agirait d’aménager les fins de carrières.
La perspective de travailler plus longtemps ne plait pas à tous le monde et ne serait pas possible pour tous les métiers (ex. : les métiers manuels).
Mais qu’en est-il des jeunes dans tout ça ? Ce n’est pas parce que un “vieux” est licencié, qu’un “jeune” sera engagé. Motiver les personnes à rester davantage au boulot est certes une idée mais que faire des jeunes qui arrivent, chaque année, sur le marché de l’emploi ?
Source : La Libre Belgique -”Pour une pension légale 2.0“. Dans cet article, quatre solutions sont proposées.
Mardi matin, la police française (en collaboration avec le FBI) a arrêté un jeune homme de 25 ans, coupable de piratage.
François C, aurait piraté une douzaine de comptes Google et Twitter. Parmi les victimes du hacker, on retrouve des personnes célèbres dont le président américain Barack Obama et la chanteuse Britney Spears.
François, alias Hacker-Croll, affirme que ses intentions n’étaient pas criminelles mais avaient pour but de démontrer la faiblesse de Twitter. Selon lui, les personnes célèbres ne sont pas mieux protégées que les citoyens ordinaires.
Il risque 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende.
D’après : “Well, I don’t get out much” says Obama’s Twitter hacker – The Independent et “Police probe how man hacked Obama’s Twitter page – TodayOnline
dimanche, comme chaque semaine, aura lieu le traditionnel débat dominical animé par Pascal Vrebos. Tous les dimanches, on y aborde un thème bien précis de l’actualité belge. Cette semaine, on y parlera des pensions. Quel avenir pour les pensions en Belgique ?
Suivez le débat en direct ce 28 mars sur Twitter, en cliquant sur #controverse et #rtltvi
Dans un plan, qui sera prochainement annoncé, la BBC prévoit de fermer deux stations de radio (Station 6 Music et Asian Network), la moitié de son site web ainsi que de réduire ses dépenses sur l’importation de programmes américains.
Le budget du service web sera amputé de 25% et il en va de même pour les membres du personnel. Mark Thompson, Directeur Général de la BBC, a d’ailleurs rencontré les syndicats. Ceux-ci sont inquiets car 600 emplois sont menacés. Le site web de la BBC devrait à l’avenir traiter plus de sujets d’actualité et moins de sujets magazine.
Mark Thompson prévoit également de fermer BBC Switch et BBC Blast. Les deux chaines, qui s’adressent à un public âgé entre 15 et 30 ans, sont très populaires. Si elles disparaissent, le marché reviendrait à ITV et Channel 4.
Le secteur sportif prend, lui aussi, un coup dans l’aile. En effet, les dépenses liées aux droits de retransmission, pour les évènements sportifs, seront revues à la baisse.
Le budget global de BBC 2 sera quant à lui, revu à la hausse. 25 millions devraient lui être attribués.
Plus de 90 000 personnes ont déjà manifesté leur mécontentement sur le web, à propos de la fermeture de BBC 6 Music. Sur le site de réseau social Facebook, plusieurs groupes ont déjà été créés pour sauver la station de radio. Du côté des artistes, ça bouge aussi. Dan Bull, compositeur anglais, a écrit une chanson intitulée “Dear Auntie (An open letter to the BBC)”. Voici la vidéo :
Tout ceci ne serait-il qu’un jeu politique ? La BBC semble se préparer au scrutin de Mai prochain. Les conservateurs sont donnés grands favoris. Problème ? Les Tories sont soutenus par les médias de Rupert Murdoch. James Murdoch, le fils du magnat de la presse, est très critique vis-à-vis de la BBC. La chaine représente, selon lui, une concurrence trop importante pour le “Times” et “The Sun”. Jeremy Hunt, ministre de la culture (Parti Conservateur), entend avoir une discussion avec la BBC, au sujet de ses activités.
Pour plus d’informations sur ce sujet, voici quelques liens :
En 2006, Noah Glass et Evan Williams créaient Twitter, soit deux ans après Facebook de Mark Zuckerberg.
Moins de 4 ans après la création de Twitter, me voilà inscrite sur le site de microblogging.
Pas évident pour les novices de s’y retrouver au début.
Il faut déchiffrer les différents codes tels que tweets, followers, following, @ et #, etc.
On peut décrire tout ce qu’on fait mais en 140 caractères seulement !
De gazouillis en gazouillis, l’utilisation de Twitter devient plus facile. Après avoir pris connaissance des quelques fonctions de base, on se rend compte que ce n’est pas tellement plus compliqué que Facebook (pour ceux qui sont sur les deux sites de réseaux sociaux).
Facebook ou Twitter ? Telle est la question mais certains déjà ne se la pose plus. Et vous pro Facebook ou pro Twitter ?